politique

Avec la cour constitutionnelle, Joseph KABILA utiliserait ses dernières cartouches

Après les élections de décembre 2018 à l’issue desquelles Monsieur Félix Tshisekedi avait été finalement investi Président de la République, ses alliés du Front Commun pour le Congo, une plateforme favorable au président sortant, Monsieur Joseph KABILA, ne cesse de multiplier des stratégies pour bloquer le fonctionnement des institutions, et ainsi conduire son allié droit vers son échec avec tous les risques de pousser le peuple congolais à remettre en cause la légitimité de ce premier.

1. La nomination du premier ministre

Après plus de quatre mois de négociation, les deux alliés CACH-FCC ont fini par s’accorder sur Monsieur Sylvestre ILUNGA ILUNKAMBA. Bien avant, Joseph KABILA aurait, sans succès, proposé successivement trois noms à Félix Tshisekedi dont Henri YAV MULANG, Albert YUMA et Jean MBUYU Luyongola.

Après les élections du bureau définitif de l’assemblée nationale, le FCC se voyait déjà prendre en main toutes les institutions de la République afin d’imposer à Félix Tshisekedi des orientations dans la gestion du pays. Cette élection qui avait créé la surprise avec le nom proposé finalement par Joseph KABILA au perchoir de la chambre basse du parlement, avait aussi apporter les premiers soupçons de divisions au sein de la famille politique de l’ancien Rais. Les propos de la présidente du bureau fraichement élue, sur les ondes de la Radio France Internatioanale, sur une possible destitution du président de la République, avaient mis l’agenda de son mentor sur la place publique. C’est là que tous les congolais auraient découvert en plein jour la finalité des démarches de Joseph KABILA.

2. Les invalidations en cascade des députés de l’opposition par la cour constitutionnelle

Après les invalidations des députés de l’opposition, spécialement ceux issus de LAMUKA, une plateforme favorable à Martin FAYULU, Moise KATUMBI et Jean-Pierre BEMBA, le FCC chercherait à pousser les kinois à la révolte, et conduire le pays dans un chaos échappé de justesse à la veille de la proclammation des résultats de la présidentielle. Mais, visiblement, l’entourage de Félix Tshisekedi aurait conseillé celui-ci à ne pas céder aux provocations de son allié, et de le laisser aller jusqu’au bout de ses stratégies.

Si, avec cette instrumentalisation de la cour constitutionnelle, Joseph KABILA ne réussit plus à semer le desordre dans le pays, il aura épuisé presques toutes ses démarches, et s’exposerait ainsi à se faire isoler par son allié qui n’est pas non plus l’apprenti de la politique.

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer
%d blogueurs aiment cette page :