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Coronavirus à Bukavu : quand MAISHA, KAMERHE, MASTAKI, OKITO et BULAMBO décident de confiner leur assistance !

La politique en République Démocratique du Congo se confond avec tout, surtout le populisme. Le Sud-Kivu a toujours été réputé comme une province qui produit des cadres politiques influents dans les régimes politiques qui se sont succédé en RDC, beaucoup plus à partir de la prise de pouvoir de Joseph KABILA. Des députés, mandataires publics, ministres, conseillers ou directeurs des cabinets politiques, ambassadeurs, …, se comptent en nombre, sans que la pauvre population ne tire aucun profit de leurs profils. Leurs points forts, ce sont des querelles interpersonnelles et des discours fallacieux dans des conférences et des meetings populaires.

Cinq hommes vont faire l’objet de notre critique sur leur attitude inédite face à une pandémie qui ravage tout sur son passage, et qui s’est déjà déclarée dans leur fief électoral. Il s’agit de :

  • Vital KAMERHE

Éloquent et excellent parleur, l’homme revendique le meilleur score des voix obtenus aux élections législatives nationales de décembre 2018 en RDC. Ancien président de l’Assemblée nationale et aujourd’hui puissant directeur de cabinet du Président de la République, il a préféré le silence face à la psychose qui engloutit sa base électorale, suite à l’annonce de premiers cas de contamination au coronavirus.

  • Bulambo KILOSHO

Incontournable dans la vie politique de la province du Sud-Kivu, l’homme ne parle que quand on le provoque et surtout quand ses intérêts politiques sont menacées. Doublement élu dans la circonscription électorale de la ville de Bukavu, il n’a jamais peut-être été informé de la présence des cas de contamination au coronavirus, déclarée dans cette ville, qu’il a abandonné à son fils. Il serait beaucoup plus intéressé par le partage des postes au sein du FCC.

  • Alfred MAISHA

Excellent prestateur des émissions politiques radiodiffusées, ce conférencier sans égal estimerait que ses discours suffisent à ce peuple qui l’a honoré en l’élisant député national, avec mérite. Depuis l’apparition du coronavirus à Bukavu, l’homme n’a jamais réagi, préférant le silence que toute autre chose.

  • Justin MASTAKI

Homme de proximité, cet homme simple confiné à Bukavu ne s’est pas encore prononcé sur une quelconque assistance à apporter à la population de la ville de Bukavu qui l’avait élu à juste titre. Après des dizaines de meetings tenus dans sa base électorale, il ne s’était plus précipité à Kinshasa après ses vacances parlementaires, pour y passer son confinement autant que ses collègues. Sa présence dans la ville de Bukavu passerait pour lui comme la plus grande assistance qu’il puisse apporter à la population !

  • Didier OKITO

Businessman, cet outsider conduit tête haute au palais du peuple, avance timidement dans des débats politiques qui touchent ses prises de position. Toutes les réactions sont désormais à poser avec prudence, au risque de heurter un électorat déjà affecté par les dissensions au sein de l’AFDC-A. Il semble être engagé à passer plus de temps à Kinshasa pour mieux apprendre la politique, que de venir chaque fois gaspiller son temps dans une ville où tout le monde cherche à être écouté.

Tous ces élus s’illustrent dans le silence et dans une hypocrisie, attendant que la propagation de cette pandémie deviennent inarrêtable pour qu’ils accompagnent les morts avec des messages de condoléances.

Ils ont investi de gros moyens pour battre campagne, ont distribué des t-shirts, pagnes, parapluies, …, ils se seraient même endettés pour plaire à la population; mais aujourd’hui, deviennent incapables d’apporter la moindre assistance. Ils auraient pu contribué à rendre accessibles des désinfectants, des lave-mains,…, mais hélas !

Nous attendons les prochaines vacances parlementaires pour qu’ils reviennent récolter des données sur comment la pauvre population aura vécu le coronavirus !

Chaque nouveau cycle électoral devrait rendre la population congolaise de plus en plus mature et apte à lire les motivations des uns et des autres quand ils sont en quête des voix pour être élus. Il y a une grande différence entre savoir parler français et être digne de représenter un peuple !

Ingénieur Delphin MURHABAZI/Analyste

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