Dossier Vital Kamerhe : ce véritable COVID-19 dont ont parlé Kabila et Tshisekedi. La vérité dévoilée

Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a reçu le puissant sénateur Joseph Kabila à la Nsele lors d’une rencontre fermée qui n’a laissé place à aucun infiltré. L’ordre du jour était très délicat et très sensible : COVID-19

De quoi s’agissait-il à dire vrai ?

Revenons à la veille de la proclamation des résultats des élections présidentielles de 2018 qui ont donné lieu à l’investiture de Félix Tshisekedi comme Chef de l’État. Là, Joseph Kabila joue la carte qui consacrerait sa descente aux enfers ou son immortalité légendaire. Dans la course, deux hommes arrivent les premiers : Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe. Le premier paraît sage mais n’inspire pas vraiment confiance à cause de la turbulence, de l’imprévisibilité et du radicalisme de son parti, l’UDPS. Le second se montre toujours équilibré et politiquement mature mais très intelligent tellement que ses équations sont très souvent à plusieurs inconnues. Là se passe la première phase de l’investiture : Joseph Kabila intronise Félix Tshisekedi président de la République, et tient Vital Kamerhe comme témoin et parrain des accords. La CENI reçoit le feu vert, et le lendemain notre incontestable machine à voter imprime le résultat. Les faux jumeaux FCC-CACH sont miraculeusement nés de deux pères différents mais d’une seule mère. Joseph Kabila est parti mais ses yeux et ses oreilles sont en alerte maximale.

Très vite, les militants de l’UDPS se jettent dans la rue, et appellent à la rupture des accords FCC-CACH. Ils injurient et tiennent des propos méfiants à l’encontre de Joseph Kabila. De temps à autre, les températures montent de deux côtés, mais le ventilateur, Vital Kamerhe, réussit toujours à refroidir le moteur, et la machine continue sa marche. Joseph Kabila semble alors compter sur sa majorité numérique au parlement, et surtout la présence de Vital Kamerhe à côté de Félix Tshisekedi, car le pacificateur n’encouragerait pas à ce dernier d’aller sur la voie des confrontations et jetter les accords à la poubelle.

Un deuxième front s’ouvre : l’occident et surtout les États-Unis, influencent Félix Tshisekedi à rompre complètement avec Joseph Kabila et lui promettent des garanties sécuritaires. C’est ainsi que Félix introduit dans le langage courant congolais un mot resté historique : déboulonner. Il multiplie des sorties médiatiques incontrôlées et dangereuses pour son pouvoir, mais entraîné par Vital Kamerhe, il réussit toujours à revenir au bon sens. Jusque-là, Joseph Kabila est rassuré que lentement mais sûrement, la barque arrivera en 2023.

Les raisons de la rencontre

Suivant de très près les agitations du régime Tshisekedi avec l’invitation de Vital Kamerhe au parquet de Matete, Joseph Kabila apprend l’arrivée triomphale du Directeur de cabinet de son successeur à la prison de Makala. La terre tremble à Kingakati et tous les signaux passent au rouge. Chaque jour qui passe plonge l’avenir de Kamerhe dans les incertitudes et apporte des inquiétudes quant à l’avenir des accords FCC-CACH. L’engin à trois roues en a perdu une, et pas la moindre. Il faut craindre le pire.

Si Félix Tshisekedi a livré Vital Kamerhe à la justice, en se méfiant des accords de Nairobi, il livrerait certainement Joseph Kabila aux américains qui le conduiraient à leur fameuse justice internationale. Joseph Kabila doit y voir clair et comprendre véritablement ce jeu. Avec l’absence de Kamerhe à la présidence, les occidentaux d’une part, et les militants de l’UDPS d’autre part, induiront inévitablement Tshisekedi en erreur, et l’amèneront à livrer le puissant sénateur à la CPI. Pas question d’attendre les humiliations. Il faut sauver Kamerhe.

Ce sujet que les deux hommes ont évoqué pendant plus de trois heures, n’a pas laissé place à un tabou. Tout a été dit sans hypocrisie. Et pour brouiller les pistes, ils se sont convenus sur un mot : COVID-19.

Le dossier Vital Kamerhe constitue un véritable virus qui peut détruire complètement la relation Kabila-Tshisekedi si rien n’est fait pour éviter le pire avant qu’il ne soit trop tard. En utilisant ce terme dans leur communication, ils ont fait savoir qu’ils ont réellement parlé d’un dossier plus dangereux que le COVID-19.

Ingénieur Delphin Murhabazi/Analyste

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