politique

Qui est Vital KAMERHE ( Bref aperçu)

Vital Kamerhe, président national de l’Unc ce 21/06/2011 à Kinshasa, lors de la signature de la charte des membres de AVK. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Vital Kamerhe Lwa Kanyiginyi Nkingi, né le 4 mars 1959 à Bukavu, est un économiste et homme politique de la République démocratique du Congo. Il est directeur de cabinet du président de la république démocratique du Congo Félix Tshisekedi depuis le 25 janvier 2019, succédant ainsi à Néhémie Mwilanyia Wilondja, directeur de Cabinet de Joseph Kabila. Il a notamment été Président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo.

Ancien secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), il devient le directeur de campagne du président Joseph Kabila lors des élections de 2006, avant de tomber en disgrâce en 2009. En décembre 2010, Vital Kamerhe lance son propre parti politique, l’Union pour la nation congolaise (UNC), et se porte candidat à l’élection présidentielle du 28 novembre 2011. Il remporte 7,74 % des suffrages et sa campagne est occultée par le duel entre le président sortant Joseph Kabila et son opposant Étienne Tshisekedi de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Vital Kamerhe a occupé divers postes dans plusieurs cabinets ministériels, dont ceux de Léon Kengo, Mushobekwa Kalimba wa Katana et du général Denis Kalume Numbi. Il fut nommé commissaire général adjoint du gouvernement (AFDL) chargé des relations avec la MONUC. Plus tard, il devint titulaire en tant que commissaire général du gouvernement chargé du suivi du processus de paix dans la région des Grands Lacs. Il a occupé ce poste jusqu’à sa nomination comme ministre de la Presse et de l’Information dans le gouvernement de transition en 2003.

Vital Kamerhe est une personnalité marquante et controversée de la période débutant avec la deuxième guerre du Congo, en 1998, et des divers processus de « paix » subséquents ayant établi durablement une guerre de prédation à faible intensité à l’Est du Congo. Le résultat en a été la guerre la plus meurtrière depuis la deuxième guerre mondiale avec plus de 6 millions de victimes.

Vital Kamerhe est le fils de Constantin Kamerhe Kanyiginyi et d’Alphonsine Nemberwa Mwankingi. Ils sont d’origine shi de Walungu dans la province du Sud-Kivu2,3,4. Vital Kamerhe est né à Bukavu le 4 mars 1959 dans la province du Kivu.

Vital Kamerhe est marié à Mamick Boji, fille d’un ancien dignitaire de Bukavu. Le couple a huit enfants. Vital kamerhe est actuellement en couple avec Amida l’ex épouse du musicien JB Mpiana et de l’homme d’affaires Didi Kinuani.

Vital Kamerhe est un polyglotte qui maîtrise globalement les quatre langues nationales du Congo : le kikongo, le lingala, le swahili et le tshiluba en plus de certaines langues étrangères5 telles le français et l’anglais

Scolarité

Il commence ses études primaires à Bukavu puis à Goma dans la province du Kivu. Il les poursuit au Kasaï-Oriental à Ngandajika où il finira son école primaire. De 1973 à 1975 il fréquente l’Institut Sadisana (ancien collège Saint-François-Xavier) à Kikwit Sacré-Cœur, dans la province du Bandundu6. Il est alors en troisième et quatrième scientifique, option Mathématiques-Physique. L’année suivante, la famille déménage à nouveau à Kananga (province du Kasaï-Occidental) pour une année avant de retourner au Kasaï-Oriental cette fois-ci à Mbuji-Mayi. Là, il obtient son diplôme d’État (diplôme de fin d’études secondaires) en 1980 à l’Institut Mulemba.

En 1980, il s’inscrit à l’université de Kinshasa. Il obtient un diplôme de licence en sciences économiques en 1987.

De 1987 à 1995, il est assistant chargé des cours à la faculté des sciences économiques à l’Université de Kinshasa, sous la supervision du professeur Nyembo. Après 10 ans comme assistant, il fait ses premiers pas en politique au sein de l’Union pour la démocratie et le progrès social en 1984.

Entrée en politique

Kamerhe affirme avoir fait ses premiers pas politiques dans l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS ). Plusieurs sources[Lesquelles ?] affirment qu’il avait milité auparavant au Front des jeunes mobutistes (FROJEMO) et aurait joué le rôle d’« informateur » pendant ses études au campus de Kinshasa.[réf. nécessaire] Vital Kamerhe lui-même (lors d’une interview le 10 mai 2014) fait remonter le début de son engagement politique à 1981, alors qu’il était à l’université en deuxième année du premier cycle (« graduat »), tout en se défendant de l’avoir été sous la bannière du Mouvement populaire de la Révolution. En 1987, il aurait rencontré le maréchal Mobutu à Nsele, rencontre initiée par la Service d’action et de renseignements militaire, alors qu’en 1983 il avait rejoint les jeunes partisans de l’UDPS d’Étienne Tshisekedi7.

À la fin de ses études, Vital Kamerhe rejoint les sphères mobutistes d’abord comme coordonnateur de la Cellule d’études de planification de l’Enseignement supérieur et universitaire de 1988 à 1989, puis comme conseiller économique et financier au Ministère des Mines et Énergie de 1989 à 1990.

De 1991 à 1992, pas moins de quatre premiers ministres se succèdent. Vital Kamerhe occupe plusieurs postes de manière plus ou moins éphémère. Il devient conseiller au ministère des Mines sous le gouvernement de Jean Nguza Karl-I-Bond en 1992. Toujours en 1992 il devient conseiller financier au ministère des Postes, Téléphones et Télécommunication, tout en assumant la fonction de directeur des études de la Chambre de commerce franco-zaïroise. Durant cette période, d’après les propres dires de Kamerhe8 il abandonne son postnom (Lwa Kanyiginyi Nkingi) « pour des raisons médiatiques ».

De 1990 à 1995, il assure la fonction de président de la Jeunesse de l’Union sacrée de l’opposition radicale et alliés (JUSORAL)6

Pendant cette période, il occupe plusieurs fonctions dans divers cabinets ministériels à un rythme aussi accéléré que lors des successions de gouvernements éphémères de 1991. En 1993 il est directeur du cabinet du ministère de l’Environnement, Tourisme et Conservation de la Nature (le Zaïre a eu deux gouvernements en 1993 : celui de Faustin Birindwa, par l’ordonnance présidentielle du 2 avril 1993, et le gouvernement Tshisekedi remanié par le décret ministériel du 9 avril 1993). En 1994 il devient coordonnateur du Cabinet du Premier ministre Kengo Wa Dondo, dans le septième gouvernement de la transition de Mobutu (ordonnance du 6 juillet 1994). Enfin, de 1994 à 1995, il est directeur de cabinet au ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire Mushobekwa Kalimba wa Katana au gouvernement remanié de Kengo wa Dondo6.

Guerres du Congo et émergence politique de Kamerhe

A l’issue de la première guerre du Congo en 1997, Laurent-Désiré Kabila arrive au pouvoir avec son mouvement, l’Alliance de forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL). Vital Kamerhe se rallie au nouveau régime.[réf. nécessaire]

En 1997, le président Laurent-Désiré Kabila confie au général Denis Kalume Numbi la tâche de mettre en place le « Service national ». Cette structure paramilitaire rassemble des militaires et des civils, avec pour objectif la production agricole, la formation des jeunes aux métiers et une formation militaire de base. Vital Kamerhe est nommé directeur administratif et financier dans son cabinet.

Au déclenchement de la deuxième guerre du Congo en août 1998, Vital Kamerhe fait connaissance de Joseph Kabila, lors de la défense de l’aéroport de Kinshasa.

Peu après, au cours de la conférence de Victoria Falls au Zimbabwe, Laurent-Désiré Kabila remarque Vital Kamerhe. Celui-ci fait partie de la délégation du gouvernement lors des négociations pour l’accord de cessez-le-feu de Lusaka en juillet 1999 alors qu’il est directeur de cabinet adjoint au ministère de la Reconstruction. De retour au pays, au moment de la conclusion de l’accord de siège entre la RDC et l’ONU pour la mise sur pied de la Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc) au début de l’année 2000, Vital Kamerhe devient le commissaire général adjoint au Commissariat général du gouvernement chargé des affaires de la Monuc pour les questions politiques, logistiques et Finances (2000-2002). Il est l’adjoint du professeur Ntwaremba Onfre (Bandundu), aux côtés de Vangu Mambweni ma Busana (Bas-Congo). Une lutte de leadership au sein de l’équipe dessert l’organisation et annihile l’action de cette structure qui avait pour mission de gérer les relations entre le gouvernement et la Monuc[réf. nécessaire].

Laurent-Désiré Kabila est assassiné janvier 2001 et Joseph Kabila accède à la présidence de la République. Le nouveau président amorce alors des démarches pour lancer des négociations avec les adversaires du Congo : le « Dialogue intercongolais ». Vital Kamerhe est nommé commissaire général du Gouvernement chargé du suivi du processus de paix dans la Région des Grands-Lacs, un poste stratégique alors que la deuxième guerre du Congo s’enlise dans une guerre à faible intensité, centrée à l’est de la République.

Au terme du Dialogue intercongolais, Vital Kamerhe obtient le poste de ministre de la Presse et de l’Information de la Transition de 2003 à 20049

Présidence de l’Assemblée nationale

Le 31 mars 2002 à Kinshasa est fondé le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), dont Vital Kamerhe est nommé secrétaire général le 1er juillet 2004 avec comme mission d’organiser la campagne de Joseph Kabila pour le scrutin présidentiel de 2006. Le vendredi 10 mars 2006, le lendemain de la promulgation de la loi électorale, Vital Kamerhe présente au public un livre, Pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila, dans lequel il fait l’apologie de Kabila. Devant le peu de succès que récolte la campagne en faveur de Joseph Kabila dans toute la moitié ouest du pays, Vital Kamerhe mise sur son arrière-pays, le Kivu et la partie swahiliphone de la RDC. Il y établit son propre fief électoral et, à l’issue des élections, est élu haut la main député de la circonscription de Bukavu au Sud-Kivu[réf. nécessaire].

En décembre 2006, il est élu président de l’Assemblée nationale du Congo-Kinshasa10,8. Le 11 mai 2007, Léon Kengo Wa Dondo (né Léon Lubicz) se présente comme candidat indépendant au poste du président du sénat. Il bat, contre toute attente Léonard She Okitundu, candidat de l’AMP, la coalition majoritaire au pouvoir.

Après cette manœuvre, seul le gouvernement cédé à Antoine Gizenga du Parti lumumbiste unifié (Palu) lors de la formation de la coalition dirigeante échappe au clan d’ascendance rwandaise. Par contre ce gouvernement officiel est fortement affaibli par la mise en place, autour de la présidence, d’un gouvernement « parallèle »11, avec des ministres ayant un pouvoir décisionnel plus élevé que ceux du Gouvernement officiel.

Une opération armée conjointe rwando-congolaise au Nord-Kivu contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) était prévue entre le 20 janvier et le 27 février 2009. Cette opération secrète du nom de code Umoja Wetu(en) (notre unité) avait été négociée par le président congolais Joseph Kabila et son homologue rwandais, Paul Kagame12 à partir de l’Ouganda.

Vital Kamerhe exprime publiquement son opposition et critiqua le fait qu’une entrée au Congo de l’ex-armée ennemie n’ait pas été discutée au Parlement. A l’instigation de l’entourage de Joseph Kabila, le 24 février 2009, le vice-président de l’Assemblée nationale Christophe Lutundula et la questeur adjointe Brigitte Kalama présentent leur démission au bureau du secrétariat de l’Assemblée nationale. Acculé, Vital Kamerhe démissionne le 26 mars 200913,11.

Selon un câble diplomatique de l’ambassade américaine daté de la même année, une lutte de pouvoir opposait le président Joseph Kabila et Vital Kamerhe14. Le document fait un portrait au vitriol de Vital Kamerhe : « Sa réputation de leader modernisateur, démocrate et honnête ne correspond peut-être pas tout à fait à la réalité… Ses détracteurs l’ont même accusé (accusations que nous ne pouvons corroborer), d’attiser – pour des fins politiques – la flamme du conflit dans les provinces du Nord et Sud-Kivu(…) dans le but d’ affaiblir Kabila. Selon une source, il aurait même acheminé de l’argent au général renégat Laurent Nkunda dans son œuvre de déstabilisation de Kabila15. Que ces allégations soient vraies ou non16, tous les diplomates occidentaux avec qui nous avons parlé s’accordent sur le constat que Kamerhe recourt fréquemment au mensonge pour s’assurer un gain politique.(…) Nos informateurs nous rapportent que son ambition aveugle de devenir un jour président a compromis son jugement… Il est soupçonné d’avoir bloqué des enquêtes sur les allégations de détournement de sommes considérables lors de sa présidence à l’Assemblée nationale »

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer
%d blogueurs aiment cette page :